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DO – IT – TOI – MÊME !

Je vous proposerai ici, de temps en temps, des DIY (Do It Yourself, en français « fais-le toi même »), bref, des recettes maison, à faire en famille avec peu d’ingrédients et de matériel.

Par contre, ce ne sont que MES recettes, je ne suis pas spécialiste de savons, gâteaux, vinaigres, ou couture, et ces recettes, saines, simples, écologiques et super économiques, sont à vos risques et périls ! J’espère qu’elles vous plairont, et que vous aurez la curiosité de les essayer, adapter, et adopter pour vos maisons, parce que la devise de Mellune, même si c’est bizarre pour un commerce, ça reste : Less is more. Pour la planète, pour l’environnement, et pour la santé de nos enfants aussi, moins et mieux consommer, c’est important. La seule chose que je vous demanderai, si vous diffusez ces recettes, c’est de me créditer, merci.

Savons Express au Lait Maternel

Le Lait Maternel est un Trésor, ce n’est pas qu’un aliment, c’est un liquide bourré d’hormones (de l’amour, l’ocytocine notamment), et d’anticorps… D’ailleurs quand un enfant est malade, le lait de sa mère change de composition et s’adapte à la maladie du petit (comme pour les enfants co-allaités d’ailleurs, le lait s’adapte aux besoins de chaque enfant). Que votre lait coule trop, que vous ayez du lait frais ou congelé inutilisé, ou quelle que soit la raison du trop plein de lait, ne jetez jamais le Lait Maternel ! Il peut servir pour faire des recettes (diluer les purées, ou des gâteaux maison…), traiter l’eczéma, les aphtes, les érythèmes fessiers, les croûtes de lait… Et si vous le voulez, se transformer en merveilleux savons naturels parfaits pour les peaux sensibles et fragiles (de bébé, mais de toute la famille aussi !). Voici ma recette, faisable avec du lait frais ou congelé. Ce n’est pas une véritable recette de saponification, évidemment, c’est une recette accessible et très facile d’amélioration de n’importe quel savon en savon d’amour pour peaux atopiques et fragiles.

Savons maison – crédit photo @jassmine_soap

Ingrédients

Pour 120 mL de lait maternel :
120 grammes de (vrai) savon de Marseille râpé
2 cuillères à soupe d'huile biologique (coco, olive, jojoba...)
2 cuillères à soupe de miel biologique

--> le savon de Marseille peut être remplacé par vos restes de savons artisanaux biologiques naturels saponifiés à froid.
--> il existe des recettes sans miel, avec parfums, avec charbon, etc... tout est imaginable, mais pour les bébés, less is more !

Recette express

Fondre le savon, l’huile végétale et le lait maternel au bain-marie (ne jamais faire bouillir) en remuant constamment, puis ajouter le miel…. Et beaucoup d’amour.

Verser dans des moules (à gâteaux, à madeleines, à cupcakes…) et laisser refroidir.

Démouler 24 à 48 heures après et faire sécher environ un mois (sur une grille aérée par exemple) dans un endroit sec et frais.

Savons au lait maternel par @cindy__blrd
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La Doula, pour qui, pourquoi ? – Par DoulAline

doula on

Une doula, c’est quoi ?

La Doula est une femme qui prend soin de façon non médicale de la femme, du couple, de la famille nucléaire voire élargie, pendant la grossesse, le jour de l’accouchement et pendant le 4ème trimestre, le post-partum. Elle accompagne par sa présence, sa bienveillance et ses connaissances dans divers domaines la parentalité sous toutes ses formes et étapes.

Comme toute professionnelle de la périnatalité, la doula nourrit son travail de ses propres expériences. Elle n’a pas besoin d’avoir vécu la maternité pour exercer puisqu’elle vit tout de même son cycle menstruel, avec les changements hormonaux, les possibles douleurs, la sexualité etc… La doula n’aura pas non plus tout vécu si elle est maman. Elle a de l’expérience certes, mais imaginez si elle devait avoir vécu une IVG, une IMG, le deuil périnatal, la prématurité, la gémellité, la fausse couche, le déclenchement, la césarienne, l’accouchement post-terme, l’accouchement à domicile, en maison de naissance, en salle nature, avec et sans péridurale, sous anesthésie générale, des problèmes de fertilité, d’allaitement, le handicap côté bébé ou parental etc… Non vraiment ce ne serait pas possible. Par contre, très souvent la doula a suivi plusieurs formations (oui plusieurs, parce qu’on devient vite accro aux formations en périnatalité), elle engrange des témoignages de parents et de collègues. Ceux-ci vont l’aider pour ses accompagnements, et elle saura sur qui s’appuyer en cas de besoin. Car un autre point important qui fait la force de la doula, c’est son réseau de professionnels variés. Avec celui-ci, la doula peut rediriger une maman, ou un couple, vers le professionnel adéquat, ou créer un projet de naissance à domicile, par exemple couple +sage-femme libérale + doula.

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Une doula, pour qui ?

La doula accompagne généralement le couple, hétérosexuel comme homosexuel, mais parfois la femme seule aussi, dès que celle-ci en a besoin et fait appel à sa doula. Ce peut-être en pré-conception, pendant la Procréation Médicalement Assistée, lors d’une fausse-couche ou la grossesse d’un bébé arc-en-ciel, etc… Et bien sûr le couple qui devient parent, l’accompagnement le plus répandu, possiblement jusqu’au sevrage de l’enfant.

Elle ne le sait pas forcément car en France la profession est très peu connue, mais la femme a toujours besoin d’une doula auprès d’elle ! L’adolescente qui découvre son cycle, la jeune femme qui commence sa vie sexuelle, la future maman et ses questionnements, la maman fatiguée avec son nourrisson, la femme en plein deuil périnatal… La doula est là pour la femme primipare autant que pour la femme multipare qui a vécu divers accouchements et qui pour son dernier décide d’être plus accompagnée.

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Différences entre sage-femme et doula ?

En gros, la Sage-Femme est une professionnelle de la santé de la femme, et la doula une professionnelle de l’écoute de la femme. Ces deux professions sont complémentaires dans bien des pays.

La sage-femme a fait cinq ans d’études médicales et stages en école de sage-femme, et obtenu le Diplôme d’État de Sage-Femme. Elle fait le suivi gynécologique de la femme (comprenant entre autre frottis, contraception, palpation des seins, IVG…), le suivi global de grossesse, la préparation psycho-prophylactique à la naissance, les accouchements, les visites post-partum etc… Son regard, comme ses connaissances, est avant tout médical, et son suivi garantit à la femme enceinte que sa grossesse et son accouchement se passent au mieux pour la santé de la mère comme de l’enfant.

En France, il n’existe aucun diplôme officiel qui sanctionne le métier de doula, ce qui n’est pas le cas dans tous les pays. Donc toutes les formations et différentes écoles peuvent convenir, selon le besoin et l’envie de la personne qui se forme pour être doula. Le travail de l’accompagnante consiste surtout en de l’écoute active, d’être dans la bienveillance et le non-jugement. Elle peut proposer d’autres choses en fonction des formations qu’elle a faites, rien de médical, mais une présence calme et formée pour répondre à toutes les questions et besoins, tant émotionnels, que physiques et matériels de sa cliente.

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Il est vraiment dommage que le corps médical essaye de « séparer » sage-femme et doula, et que la majorité des gens confondent sage-femme et doulas car ces deux accompagnements, très différents, sont tout à fait compatibles, et être entourée d’une sage-femme et d’une doula pendant une grossesse, un deuil, une maladie, et bien sûr un accouchement, est un luxe accessible, que chacune devrait au moins une fois essayer, d’autant plus que de plus en plus de doulas ont accès aux plateaux techniques de certaines maternités.

Le travail de la doula, c’est quoi ?

Son travail consiste surtout à écouter (et non pas entendre, ce qui est vraiment différent) la femme, le couple, voire les enfants. Elle vient aux rendez-vous avec son sourire et toute son attention pour répondre aux demandes des parents/enfants, pour donner des informations factuelles, et pas des « on dit que… ». Les rendez-vous s’organisent sur plus d’une heure souvent, pour que chacun ait le temps de s’exprimer pleinement.

Souvent la doula a plusieurs casquettes (vive les formations et la soif d’apprendre et transmettre !) et peut donc proposer du massage à la femme enceinte, organiser un blessingway, enseigner l’auto-hypnose en vu de l’accouchement, donner des cours de portage en écharpe, du massage de bébé pour diminuer les douleurs des coliques ou du reflux, parler de l’allaitement maternel si c’est le souhait de la maman, proposer le soin-rituel du Rebozo en postnatal, aborder le post-partum pour bien le vivre, cuisiner et s’occuper des aînés pendant que la mère et le nouveau-né se reposent… La doula peut aussi prêter des livres à la famille sur beaucoup de sujets autour de la naissance (c’est aussi une autre addiction chez la doula, généralement) car elle se tient au courant des dernières nouveautés, ou des moyens de portage pour en essayer plusieurs avant d’acheter, une piscine d’accouchement, etc…

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Combien coûte un accompagnement ?

Certaines doulas proposent un prix par rencontre (entre 50 et 100€), d’autres travaillent au forfait (5 rencontres pour 300€, par exemple… ).

Il est important de rajouter à cela le coût de l’astreinte, c’est-à-dire le temps où la doula s’engage à être disponible, quels que soient le jour et l’heure, pour rejoindre, où qu’il le désire, le couple qui va accoucher, soit généralement à partir de 39 SA jusqu’à l’accouchement (environ 3 semaines), ce qui sécurise le couple qui choisit d’être suivi par une doula et lui assure que cette personne de confiance sera là. Les prix qu’elle pratique englobent souvent les déplacements, les repas/boissons, son organisation familiale (garde des enfants par une baby-sitter ou assistante maternelle, l’accueil du matin ou du soir etc). Il faut parfois penser à prévoir le prix du stationnement autour de la maternité en plus, pour les plus grandes structures. Parfois la doula reste dans la vie de la famille plusieurs années, avec une visite annuelle, parfois pas. Bref, il n’y a pas un tarif de doula, mais autant de tarifs qu’il existe de doulas et de souhaits des couples.

Bon à savoir : certaines doulas peuvent être payées en CESU (Chèque Emploi Service Universel), ce qui permet aux familles de bénéficier d’une réduction ou d’un crédit d’impôt.

Pour en savoir plus…

Si vous êtes intéressé.e par un accompagnement de votre grossesse bienveillant, à l’écoute de vos souhaits et besoins, et sororal, par une doula, en plus du suivi médical ad hoc, il existe un annuaire non-exhaustif des praticiennes sur le site doulas.info et plusieurs réseaux locaux par département.

Cet article a été rédigé par DoulAline pour Mellune.

Qui suis-je ? Je m’appelle Aline, et je suis doula depuis 2009, j’ai commencé à me former auprès de Michel Odent et Liliana Lammers en 2007. J’enchaîne les formations depuis, selon mon budget, mon organisation familiale, les intitulés. Les 2 dernières faites sont celle de Camille Laperle de Maternité Sacrée « doula postnatale » et celle de Spinning Babies. Depuis 10 ans, j’ai accompagné environ 20 couples, vu 8 bébés naître (soit en structure hospitalière soit à domicile avec une sage-femme). Je suis moi-même mère de 3 enfants J’organise mes rendez-vous avec les parents sur le temps scolaire voire le samedi. Je suis disponible par mail, par SMS, par téléphone h24 pendant une astreinte. Mon sac de doula est prêt, dans mon coffre généralement. Si je dois partir la nuit, le papa est présent pour les enfants. Si je suis appelée en journée, ils sont à l’école, ou les plus grandes s’occupent du plus jeune en attendant mon retour. Lors de l’accouchement quand ma présence est acceptée, je suis les demandes de la maman, et aussi de son compagnon/sa compagne à qui je laisse sa place. Je ne saurais dire ce que je fais vraiment pendant un accouchement car c’est tellement différent à chaque fois, tout en étant identique dans le fait d’être juste entièrement présente pour les parents.

Un infini MERCI à Maïlys, Doula en Provence, pour l’autorisation de diffusion de ses photos professionnelles en illustration de ce sujet.

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Le Soin Rituel Rebozo – par Marjorie MoonFlow

rebozo 1

Dans la plupart des cultures traditionnelles, les mères gardent le lit pendant 21 à 40 jours après l’accouchement. Cette période permet la naissance de la mère, la découverte de son bébé, et le repos de son périnée. Les femmes proches de la mère viennent alors soutenir cette nouvelle famille. Elles font à manger, le ménage, portent le bébé le temps que la mère prenne sa douche, etc… Elles vont aussi donner plusieurs fois à la nouvelle mère le soin Rebozo.

Qu’est-ce que le Rituel Soin Rebozo ?

Un soin ancestral

D’abord, sachez que le Rebozo est le terme mexicain pour désigner le châle « à-tout-faire ». C’est aussi bien un tour de cou, un châle pour se couvrir, un accessoire pour bercer la femme enceinte ou encore une écharpe porte-bébé. Le rituel tire donc son nom du tissu traditionnel que l’on va utiliser lors du soin.

rebozos mexicanos de Rosario Nunes Flores - Toluca (Mexico)
rebozos mexicanos artisanales
de Rosario Núñez Flores (Mexico)

Un moment sacré

Lors de la grossesse, le corps de la maman s’est progressivement ouvert pendant 9 mois. Cette ouverture a atteint son apogée lors de l’accouchement. Le soin Rebozo va aider le corps de la femme à se refermer. C’est un moment de relaxation intense, un moment privilégié avec soi-même, pour ressentir les contours de son corps qui vient de traverser une étape sacrée.
Le soin rituel Rebozo dure environ 3 heures. Il se compose de quatre grandes étapes :

  • Un enveloppement du corps qui permet une première montée en température.
  • Un massage à quatre main avec une huile végétale. Chaque partie du corps est massée séparément. Les mouvements asymétriques permettent au mental de déconnecter complètement et un relâchement profond.
  • Une sudation dans un hammam ou éventuellement un bain de fleurs.
  • Un resserrage zone par zone du corps à l’aide du châle Rebozo.

Une tisane à base de cannelle, romarin et piment agrémente le soin. Elle participe à la montée en chaleur du corps et permet l’élimination des toxines.

Une histoire de femmes

Quand on reçoit un soin rituel Rebozo, c’est généralement avec une intention particulière. Les femmes donnent le soin en conscience, dans le respect de cette intention. Tout le soin est effectué en silence. Deux femmes au minimum vont prodiguer le soin, mais elles peuvent être plus nombreuses. Pendant ces trois heures, on peut véritablement ressentir une connexion avec toutes les femmes, toutes les mères du monde entier.

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photo crédit Mirebozo

A qui s’adresse le soin rituel Rebozo ?

Traditionnellement, c’est la femme qui vient d’accoucher qui reçoit ce soin. Mais à vrai dire, tout ce rituel tourne autour de l’idée de fermer un cycle pour en ouvrir un nouveau.
C’est pour cela que le soin Rebozo peut être donné à chaque femme qui en ressent le besoin. Le besoin de marquer un changement, un passage. Toutes ces raisons peuvent amener à se reconnecter à son corps, à prendre un temps sacré pour soi, au travers du rituel Rebozo.

Pour en savoir plus…

Cet article est rédigé par Marjorie MoonFlow pour Mellune. Vous trouverez plus d’informations sur ce rituel sur son site : mymoonflow.com . Un Soin Rebozo coûte entre 150€ et 300€ en moyenne. Vous trouverez ici l’annuaire des praticiennes de l’école française du rebozo.

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Inspirations & Respirations

illustration femme dos nuit galaxie

Parce qu’on n’est jamais seules, jamais… Quelques extraits de textes réconfortants comme un plaid en hiver ou un parasol en plein été, que j’ai « librement » traduits, et que je vous invite à respirer, et à partager sans modération à qui en a besoin, avec leurs auteur.e.s crédité.e.s…

Pour la femme… Par Brittany Latham

Pour la femme dont le mari fait souvent un "arrêt supplémentaire" avant de rentrer après le travail tous les soirs.

Pour la femme qui pleure la perte d'une grossesse dont personne d'autre qu'elle n'était au courant.

Pour la femme qui va toujours mener les autres vers l'avant bien qu'elle soit complètement perdue à l’intérieur.

Pour la femme qui a été licenciée pour son quatrième retard de l'année, en retard parce qu'elle n'a pas dormi une seule nuit depuis une semaine à veiller un enfant malade.

Pour la mère célibataire qui ne sait pas une fois encore comment la fin du mois va se passer pour elle et ses petits. 

Pour la femme qui a subi deux FIV et qui a essayé depuis cinq ans sans aucun succès de procréer, mais qui se montre toujours souriante à chaque fête de naissance de ses amies.

Pour la femme qui ne s'est toujours pas profondément pardonnée pour l'avortement qu'elle a choisi il y a 20 ans.

Pour la femme qui a une ligne de gens qui la dévisagent avec ses enfants pendant qu'elle compte ses pièces ou doit remettre un article pour avoir assez pour payer au supermarché.

Pour la femme qui ouvre la porte et apprend la nouvelle de la mort de son mari à l’étranger trois semaines à peine avant son retour à la maison.

Pour la femme qui vit avec une anxiété silencieuse parce que personne ne comprend ce qui pourrait bien la stresser dans sa vie.

Pour la femme qui donne à sa famille toute la journée et n'a besoin que d'une pause.

Pour la femme qui sourit aux étrangers toute la journée en public, mais qui pleure tous les soirs en silence.

Pour la femme qui a voulu mettre fin à ses jours, et qui a trouvé la force de continuer.

Pour la femme qui a entendu une nouvelle rumeur à son sujet aujourd'hui.

Pour la femme qui dort à côté d'un étranger tous les soirs.

Pour la femme dont la génétique ne lui permettra jamais de ressembler à celles des magazines.

Pour la femme qui enchaîne une relation brisée et brisante après l'autre parce qu'il n'y avait aucun père autour d'elle pour lui apprendre à quoi ressemble l'amour.

Pour la femme qui élève une fille sans père et prie pour que l'histoire ne se répète pas.

Pour la femme qui aime de tout son cœur et qui désespère d'être aimée.

Pour chaque femme qui pleure sous la douche pour que personne ne le remarque, parce que si Elle n'est pas forte, alors personne ne l'est.

Ce n'est pas parce que l'eau lave tes larmes que tu n'as pas pleuré.  Ce n’est pas parce que tu pleures que tu n’es pas assez forte pour le supporter.

Je suis Toi. Je vous vois. Je suis avec toi, je pleure avec toi. 
Je t'aime.
            Original Brittany Latham - Traduction Mellune.
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Rites & Traditions – Naissance

La Chanson de l’enfant à naître – Namibie

Chez les Himbas, peuple tribal de Namibie, la date de naissance d’un enfant est fixée, non pas au moment de sa venue au monde, ni de sa conception, mais bien plus tôt : depuis le jour où l’enfant est pensé dans l’esprit de sa mère. Quand une femme décide qu’elle va avoir un enfant, elle s’installe et se repose sous un arbre, et écoute jusqu’à ce qu’elle puisse entendre la chanson de l’enfant qui veut naître. Après qu’elle a entendu la chanson de cet enfant, elle revient à l’homme qui sera le père pour lui enseigner ce chant. Puis quand ils font l’amour pour concevoir physiquement l’enfant, ils chantent son chant afin de l’inviter. Lorsque la mère est enceinte, elle enseigne le chant de cet enfant aux sages-femmes et aux femmes aînées du village. Si bien que, quand l’enfant naît, les vieilles femmes et les gens autour de lui chantent sa chanson pour l’accueillir. Au fur et à mesure que l’enfant grandit, les autres villageois apprennent sa chanson. Si bien que si l’enfant tombe ou se fait mal, il se trouve toujours quelqu’un pour le relever et lui chanter sa chanson. De même, si l’enfant fait quelque chose de merveilleux, ou traverse avec succès les rites de passage, les gens du village lui chantent sa chanson pour l’honorer. Dans la tribu, il y a une autre occasion où les villageois chantent pour l’enfant. Si, à n’importe quel moment au cours de sa vie, la personne commet un crime ou un acte social aberrant, l’individu est appelé au centre du village et les gens de la communauté forment un cercle autour de lui. Puis ils chantent sa chanson. La tribu reconnaît que la correction d’un comportement antisocial ne passe pas par la punition, c’est par l’amour et le rappel de l’identité. Lorsque vous reconnaissez votre propre chanson, vous n’avez pas envie ou besoin de faire quoi que ce soit qui nuirait à un autre.. Et il en va ainsi à travers toute leur vie. Dans le mariage, les chansons sont chantées, ensemble. Et quand, devenu vieux, cet enfant est couché dans son lit, prêt à mourir, tous les villageois connaissent sa chanson, et ils chantent, pour la dernière fois, sa chanson.

femme himba et bébé
femme himba et bébé
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Bonjour et bienvenue sous la Tente Rouge !

Bienvenue dans le petit monde de Mellune, une micro-entreprise française artisanale implantée dans un petit village biologique de 200 habitants entre mer et montagne au pied des Pyrénées. Cet espace « Blog » relié au site de vente se veut un espace d’information libre, ouverte et gratuite. Aucun article ici n’est sponsorisé ou commandité par une marque, un laboratoire, ou autre… Tout est écrit par une des femmes de l’aventure Mellune, la créatrice, la couturière, ou la biochimiste, toujours avec son âme, son cœur et sa conscience.

L’expression « Tente Rouge » est issue du livre éponyme d’Anita Diamant. Elle fait référence à une tradition très ancienne, répandue sur les cinq continents, des regroupement de femmes en un lieu symboliquement Rouge (comme le sang, donc la Vie et la Mort), qui leur est dédié, pour célébrer les grands événements qui rythment naturellement la vie de Femme : premières Lunes, grossesses, accouchements, matrescences, ménopauses… Ce cycle éternel dont les traditions sont transmises, oralement, de femme à femme, partout au monde. Le but de la tente rouge moderne est de recréer cette précieuse transmission orale de femme à femme dans un lieu qui invite au partage, en un cercle secret et sacré, dans le respect, l’écoute, et l’ouverture du cœur.

Si de nombreuses Tentes Rouges (ou Moon Lodge) ont lieu « physiquement » dans le monde, nous espérons que vous en ressentirez l’esprit ici aussi, dans ce « cyber » monde qu’est internet. Nous sommes connectées. Nous sommes Une.

toit tente rouge mellune
Sous la tente Rouge, les coeurs des femmes battent, depuis des millions d’années, à l’unisson…

Vous trouverez sous cette cybertente Ruge des articles qui corroboreront ce que vos sages-femmes, gynécologues, médecins, ami.e.s vous diront sur la Femme… Ou pas ! Il n’existe pas une Vérité, et même si nos articles s’appuient sur des faits et des études rigoureuses, il se peut que d’autres études démontrent ailleurs le contraire, pour la bonne raison que la science ne peut pas avancer plus vite que l’homme… Peu importe à vrai dire, ce qui compte avant tout, ici comme ailleurs, c’est le libre droit à l’information. Une fois informée, vous pouvez décider de chacun de vos choix de femme, de fille, de mère ou grand-mère en conscience…

Nous vous souhaitons la bienvenue et un beau voyage ici espérant que vous trouverez des réponses aux questions que vous vous posez. Sinon n’hésitez pas à nous contacter directement par courriel ou sur messenger.

Avec Amour, et Sororité, Mellune

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Placenta mon amour…

placenta love

Le Placenta c’est quoi ?

Pour certains une espèce de poche où flotterait le fœtus pendant 9 mois, pour d’autres un filtre à nicotine et autres crasses, pour d’autres encore un morceau sanguinolent qui sort après bébé, et pour l’État français un « déchet hospitalier ». Tout ceci est vrai ou faux, mais une chose est sûre, prouvée et avérée : le placenta est LE SEUL ORGANE que les femelles mammifères fabriquent entièrement une fois adultes pour une durée limitée : la gestation de leurs bébés. C’est donc un organe un peu « magique » puisqu’il est entièrement créé par la femme pour développer son bébé in utéro, et ne sert qu’un temps, le temps de perpétuer l’espèce, et de fabriquer un nouvel être…

Le placenta est un organe d’environ 500 grammes accolé à la paroi utérine, constitué d’une face maternelle et d’une face foetale, séparées de couches filtrantes, avec en son centre le cordon ombilical qui le relie au bébé. Sa fonction première est de « remplacer » les organes du fœtus tant que ceux-ci ne sont pas assez développés. Il produit les hormones de grossesse, ravitaille le bébé, filtre les substances nocives, assure une défense immunitaire… Son expulsion après l’enfant marque la fin de l’accouchement, et donc de la grossesse, et laisse place à un vide matriciel après 9 mois bien remplis.

Bon Appétit ?

Depuis la nuit des temps, les humains doivent donc gérer le placenta dès son expulsion… Certains peuples l’adulent, d’autres le jettent, certains l’enterrent contre le mauvais œil, d’autres pour y faire pousser un autre arbre de vie, comme un fruitier, d’autres enfin le consomment… Et s’il semble un peu « cannibale » de consommer du placenta, on doit tout de même admettre que c’est dans certains pays tout à fait « normal », dans d’autres une mode très en vogue, comme aux USA où de nombreuses stars s’affichent sur les réseaux sociaux avec leur placenta-smoothie (coucou Beyoncé !) mais surtout, en observant la nature, on notera que presque toutes les femelles mammifères, même les plus strictement végétariennes, le mangent aussi. S’il a longtemps été avancé par les chercheurs (hommes) que c’était pour cacher l’odeur de l’accouchement et éviter d’attirer les prédateurs, de nombreuses nouvelles expériences tendent à prouver que même chez des individus en captivité depuis des générations et protégées des prédateurs pendant toute leur vie, l’instinct de manger son placenta est là. Chez les plus carnivores comme chez les vegans herbivores, de la lapine à l’ânesse.
Les études sur les humaines ne sont pas encore très avancées, mais une analyse américaine montre que 99% des femmes ayant consommé une faible quantité de leur placenta pendant trois jours après leur accouchement n’ont pas vécu de baby-blues ni dépression post-partum. Quand on sait que les Etats-Unis comptent des millions de dépressions post-partum chaque année, et que le placenta est bourré d’hormones de grossesse et de la fameuse Ocytocine, l’hormone du Bonheur et de l’attachement (que l’on produit aussi lors d’un fou rire, d’un orgasme, ou en regardant un nouveau-né dormir…), on se dit que peut-être, le placenta a des propriétés utiles encore méconnues mais bien réelles…

Toutes les femmes n’ont pas envie de manger leur placenta, ni cru ni cuisiné, et c’est compréhensible dans notre culture, où cet organe magique et éphémère est « déchet  » hospitalier, alors que dans d’autres régions du monde, il sera partagé en soupe avec toute la tribu.

Même si vous n’avez aucune envie de le consommer tel quel, sachez qu’on peut le transformer ! On peut par exemple le consommer encapsulé en gélules, exactement comme n’importe quelle gélule de complément alimentaire que vous achèteriez en pharmacie pour un bon gros naturel coup de boost post-partum… D’autres préféreront le transformer en isothérapie placentaire, c’est-à-dire un remède homéopathique qui vous est propre, pour soigner vos émotions, vos coups de fatigue, vos chocs, mais aussi prévenir les maladies du nourrisson jusqu’à son adolescence, et parfois même de la fratrie ! Il est prouvé que l’enfant dépend pendant ses 7 premières années du système hormonal maternel, lequel est enfermé et concentré dans un remède homéopathique à base de votre placenta (si tant est qu’on croit en l’homéopathie évidemment !), frais ou séché, et transformé en teinture-mère puis conservé sous la forme de granulés ou de gouttes d’isothérapie placentaire.

Sachez qu’il existe encore un autre rituel autour du placenta, très pratiqué en Australie ou au Canada, et un tout petit peu en Europe : celui des bébés Lotus. Les parents refusent à la naissance de couper le cordon ombilical et décident de laisser le bébé relié à son placenta jusqu’à ce que le cordon sec se détache de lui-même de l’enfant. Pour ces parents, la croyance de l’incarnation totale et en douceur, grâce à la non-séparation directe et violente de ce « jumeau » du bébé est importante, comme le fait que le placenta ait le temps de rendre à l’enfant toute la force dont il aura besoin pour sa vie sans lui… En général, les familles préparant une naissance Lotus constatent que le cordon se détache de lui-même (et souvent par un petit coup de pied du bébé, comme s’il avait choisi ce moment !) autour du 3ème jour de naissance… On entent souvent des récits de naissance Lotus où le nourrisson n’aura jamais pleuré avant de s’être séparé de son placenta… Mythe ou réalité, la douceur d’une arrivée terrestre est quelque chose qui se construit et se prépare, en conscience, et entouré de professionnels.

« Chacun a la responsabilité morale de désobéir aux lois injustes. »

Martin Luther King

Un déchet hospitalier ?
Considéré comme un déchet médical à incinérer à l’hôpital en France, il est traité avec respect et rites religieux à l’autre bout du monde, car il y est considéré comme un jumeau du bébé, ou simplement transformé en teintures et comprimés par les sages-femmes et doulas aux Etats-Unis, ou en granulés en Allemagne, quand il n’est pas consommé cru en smoothie le jour de l’accouchement. Sur les terres Celtes que nous occupons aujourd’hui, il est de tradition d’en tirer plusieurs médecines pour la mère et l’enfant avant de planter le reste au jardin, sous un arbre fruitier, symbolique et nourricier pour les enfants de demain. La mode est aussi à en faire une jolie empreinte artistique, dès l’accouchement, en sang ou plus souvent en peinture, pour conserver un souvenir de l’Arbre de Vie unique qui reliait la mère au bébé pendant 9 mois…

Malheureusement en France, c’est encore et toujours un combat pour les femmes de faire respecter leur corps, et l’intégrité de leurs organes, notamment dans le milieu de la gynécologie -mais pas que- et repartir de la maternité avec son placenta est hors-la-loi : vous pouvez repartir avec votre dent de sagesse, un énorme kyste, un bout d’os, qu’on vous remet sans vous demander votre avis, mais pas avec le cocon qui a nourri votre bébé pendant 9 mois. Pourquoi ?
Quelle loi naturelle ou pas serait légitime pour empêcher une femme qui réclame son propre placenta de le récupérer pour pouvoir l’enterrer, le transformer en médecine pour elle et son bébé, ou le consommer ?

Les femmes qui accouchent à domicile (moins de 2% des accouchements en France, 89% des naissances dans le monde…) n’ont pas de placenta à rendre ou détruire, et sont libres de le jeter, manger, transformer… Pourquoi les françaises qui décident d’accoucher en structure ne bénéficient-elles pas des mêmes droits ?

Mellune et la loi…

Nous pensons que la loi française au sujet du placenta est à la fois injuste et injustifiée mais surtout vraiment dommage, tant pour les avancées pharmaceutiques que pour toutes les jeunes accouchées, et sans vous pousser à y désobéir, on ne ferait jamaiiiis ça, nous vous invitons déjà à vous informer par vous-même sur cet organe temporaire sans lequel il n’y aurait pas un mammifère sur Terre.

Ce filtre. Ce garde-manger. Ce gardien. Ce passeur d’émotions, d’hormones, de messages subtils aussi : VOTRE placenta.

Nous pouvons vous informer et vous accompagner sur tous les sujets liés au placenta, sur lesquels de nombreux ouvrages existent déjà, en français mais surtout en anglais, que ce soit des recettes, des rituels, des croyances, des préparations médicinales pour la mère, l’enfant, et même la fratrie… Vous aurez compris que Mellune n’a pas le droit de vous vendre ses services autour du placenta. Par contre nous avons le droit de vous fournir le Kit Arbre de Vie, qui sert à conserver en vue de la transformation en médecine homéopathique ou en amulette, ou en recette, n’importe quelle plante (consommable et non toxique) que vous trouveriez dans la nature. Nous n’avons pas le droit de vous dire que ce kit Arbre de Vie vous permettra, surtout lors d’un accouchement naturel à domicile, parfois un plus difficilement en structure hospitalière -mais beaucoup commencent à s’y ouvrir – d’avoir sous la main au moment de la délivrance tout ce qu’il vous faut pour conserver un bout de votre placenta pour en faire ce que bon vous semble (consommation, rituel, homéopathie…).

Empreinte de placenta à l’encre

Nous travaillons aussi sur le premier Coffret Bébé Lotus de fabrication artisanale et locale, dans le Sud de la France, pour vous offrir un kit complet pour bébé lotus, si vous refusez de couper le cordon à la naissance, et souhaitez attendre que celui-ci tombe de lui-même. Composé d’un sac à placenta, de tissus absorbants, d’herbes, fleurs et sel pour faciliter le séchage naturel du placenta du bébé lotus, ce coffret Naître Lotus sera bientôt disponible sur la boutique.

Le principal est que chacun.e s’informe sur cet organe incroyable, sur lequel des scientifiques du monde entier travaillent car son pouvoir de guérison est immense, et s’il est aujourd’hui prouvé que retarder le clampage du cordon du prématuré d’une minute à peine augmente de 30% ses chances de survie (étude Université d’Auckland 2015), que sera-t-il prouvé demain sur cet organe unique, dont aucun mammifère ne peut se passer pour perpétuer la vie sur Terre ?


Avec Amour, Mellune

Ressources pour cet article : Organisation Mondiale de la Santé – Robin Lim, Placenta, the Forgotten Chakra, 2016 – Cornella Enning, Le placenta, Rituels et usages thérapeutiques, 2010-2018.