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Rites & Traditions – Naissance

La Chanson de l’enfant à naître – Namibie

Chez les Himbas, peuple tribal de Namibie, la date de naissance d’un enfant est fixée, non pas au moment de sa venue au monde, ni de sa conception, mais bien plus tôt : depuis le jour où l’enfant est pensé dans l’esprit de sa mère. Quand une femme décide qu’elle va avoir un enfant, elle s’installe et se repose sous un arbre, et écoute jusqu’à ce qu’elle puisse entendre la chanson de l’enfant qui veut naître. Après qu’elle a entendu la chanson de cet enfant, elle revient à l’homme qui sera le père pour lui enseigner ce chant. Puis quand ils font l’amour pour concevoir physiquement l’enfant, ils chantent son chant afin de l’inviter. Lorsque la mère est enceinte, elle enseigne le chant de cet enfant aux sages-femmes et aux femmes aînées du village. Si bien que, quand l’enfant naît, les vieilles femmes et les gens autour de lui chantent sa chanson pour l’accueillir. Au fur et à mesure que l’enfant grandit, les autres villageois apprennent sa chanson. Si bien que si l’enfant tombe ou se fait mal, il se trouve toujours quelqu’un pour le relever et lui chanter sa chanson. De même, si l’enfant fait quelque chose de merveilleux, ou traverse avec succès les rites de passage, les gens du village lui chantent sa chanson pour l’honorer. Dans la tribu, il y a une autre occasion où les villageois chantent pour l’enfant. Si, à n’importe quel moment au cours de sa vie, la personne commet un crime ou un acte social aberrant, l’individu est appelé au centre du village et les gens de la communauté forment un cercle autour de lui. Puis ils chantent sa chanson. La tribu reconnaît que la correction d’un comportement antisocial ne passe pas par la punition, c’est par l’amour et le rappel de l’identité. Lorsque vous reconnaissez votre propre chanson, vous n’avez pas envie ou besoin de faire quoi que ce soit qui nuirait à un autre.. Et il en va ainsi à travers toute leur vie. Dans le mariage, les chansons sont chantées, ensemble. Et quand, devenu vieux, cet enfant est couché dans son lit, prêt à mourir, tous les villageois connaissent sa chanson, et ils chantent, pour la dernière fois, sa chanson.

femme himba et bébé
femme himba et bébé
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Placenta mon amour…

placenta love

Le Placenta c’est quoi ?

Pour certains une espèce de poche où flotterait le fœtus pendant 9 mois, pour d’autres un filtre à nicotine et autres crasses, pour d’autres encore un morceau sanguinolent qui sort après bébé, et pour l’État français un « déchet hospitalier ». Tout ceci est vrai ou faux, mais une chose est sûre, prouvée et avérée : le placenta est LE SEUL ORGANE que les femelles mammifères fabriquent entièrement une fois adultes pour une durée limitée : la gestation de leurs bébés. C’est donc un organe un peu « magique » puisqu’il est entièrement créé par la femme pour développer son bébé in utéro, et ne sert qu’un temps, le temps de perpétuer l’espèce, et de fabriquer un nouvel être…

Le placenta est un organe d’environ 500 grammes accolé à la paroi utérine, constitué d’une face maternelle et d’une face foetale, séparées de couches filtrantes, avec en son centre le cordon ombilical qui le relie au bébé. Sa fonction première est de « remplacer » les organes du fœtus tant que ceux-ci ne sont pas assez développés. Il produit les hormones de grossesse, ravitaille le bébé, filtre les substances nocives, assure une défense immunitaire… Son expulsion après l’enfant marque la fin de l’accouchement, et donc de la grossesse, et laisse place à un vide matriciel après 9 mois bien remplis.

Bon Appétit ?

Depuis la nuit des temps, les humains doivent donc gérer le placenta dès son expulsion… Certains peuples l’adulent, d’autres le jettent, certains l’enterrent contre le mauvais œil, d’autres pour y faire pousser un autre arbre de vie, comme un fruitier, d’autres enfin le consomment… Et s’il semble un peu « cannibale » de consommer du placenta, on doit tout de même admettre que c’est dans certains pays tout à fait « normal », dans d’autres une mode très en vogue, comme aux USA où de nombreuses stars s’affichent sur les réseaux sociaux avec leur placenta-smoothie (coucou Beyoncé !) mais surtout, en observant la nature, on notera que presque toutes les femelles mammifères, même les plus strictement végétariennes, le mangent aussi. S’il a longtemps été avancé par les chercheurs (hommes) que c’était pour cacher l’odeur de l’accouchement et éviter d’attirer les prédateurs, de nombreuses nouvelles expériences tendent à prouver que même chez des individus en captivité depuis des générations et protégées des prédateurs pendant toute leur vie, l’instinct de manger son placenta est là. Chez les plus carnivores comme chez les vegans herbivores, de la lapine à l’ânesse.
Les études sur les humaines ne sont pas encore très avancées, mais une analyse américaine montre que 99% des femmes ayant consommé une faible quantité de leur placenta pendant trois jours après leur accouchement n’ont pas vécu de baby-blues ni dépression post-partum. Quand on sait que les Etats-Unis comptent des millions de dépressions post-partum chaque année, et que le placenta est bourré d’hormones de grossesse et de la fameuse Ocytocine, l’hormone du Bonheur et de l’attachement (que l’on produit aussi lors d’un fou rire, d’un orgasme, ou en regardant un nouveau-né dormir…), on se dit que peut-être, le placenta a des propriétés utiles encore méconnues mais bien réelles…

Toutes les femmes n’ont pas envie de manger leur placenta, ni cru ni cuisiné, et c’est compréhensible dans notre culture, où cet organe magique et éphémère est « déchet  » hospitalier, alors que dans d’autres régions du monde, il sera partagé en soupe avec toute la tribu.

Même si vous n’avez aucune envie de le consommer tel quel, sachez qu’on peut le transformer ! On peut par exemple le consommer encapsulé en gélules, exactement comme n’importe quelle gélule de complément alimentaire que vous achèteriez en pharmacie pour un bon gros naturel coup de boost post-partum… D’autres préféreront le transformer en isothérapie placentaire, c’est-à-dire un remède homéopathique qui vous est propre, pour soigner vos émotions, vos coups de fatigue, vos chocs, mais aussi prévenir les maladies du nourrisson jusqu’à son adolescence, et parfois même de la fratrie ! Il est prouvé que l’enfant dépend pendant ses 7 premières années du système hormonal maternel, lequel est enfermé et concentré dans un remède homéopathique à base de votre placenta (si tant est qu’on croit en l’homéopathie évidemment !), frais ou séché, et transformé en teinture-mère puis conservé sous la forme de granulés ou de gouttes d’isothérapie placentaire.

Sachez qu’il existe encore un autre rituel autour du placenta, très pratiqué en Australie ou au Canada, et un tout petit peu en Europe : celui des bébés Lotus. Les parents refusent à la naissance de couper le cordon ombilical et décident de laisser le bébé relié à son placenta jusqu’à ce que le cordon sec se détache de lui-même de l’enfant. Pour ces parents, la croyance de l’incarnation totale et en douceur, grâce à la non-séparation directe et violente de ce « jumeau » du bébé est importante, comme le fait que le placenta ait le temps de rendre à l’enfant toute la force dont il aura besoin pour sa vie sans lui… En général, les familles préparant une naissance Lotus constatent que le cordon se détache de lui-même (et souvent par un petit coup de pied du bébé, comme s’il avait choisi ce moment !) autour du 3ème jour de naissance… On entent souvent des récits de naissance Lotus où le nourrisson n’aura jamais pleuré avant de s’être séparé de son placenta… Mythe ou réalité, la douceur d’une arrivée terrestre est quelque chose qui se construit et se prépare, en conscience, et entouré de professionnels.

« Chacun a la responsabilité morale de désobéir aux lois injustes. »

Martin Luther King

Un déchet hospitalier ?
Considéré comme un déchet médical à incinérer à l’hôpital en France, il est traité avec respect et rites religieux à l’autre bout du monde, car il y est considéré comme un jumeau du bébé, ou simplement transformé en teintures et comprimés par les sages-femmes et doulas aux Etats-Unis, ou en granulés en Allemagne, quand il n’est pas consommé cru en smoothie le jour de l’accouchement. Sur les terres Celtes que nous occupons aujourd’hui, il est de tradition d’en tirer plusieurs médecines pour la mère et l’enfant avant de planter le reste au jardin, sous un arbre fruitier, symbolique et nourricier pour les enfants de demain. La mode est aussi à en faire une jolie empreinte artistique, dès l’accouchement, en sang ou plus souvent en peinture, pour conserver un souvenir de l’Arbre de Vie unique qui reliait la mère au bébé pendant 9 mois…

Malheureusement en France, c’est encore et toujours un combat pour les femmes de faire respecter leur corps, et l’intégrité de leurs organes, notamment dans le milieu de la gynécologie -mais pas que- et repartir de la maternité avec son placenta est hors-la-loi : vous pouvez repartir avec votre dent de sagesse, un énorme kyste, un bout d’os, qu’on vous remet sans vous demander votre avis, mais pas avec le cocon qui a nourri votre bébé pendant 9 mois. Pourquoi ?
Quelle loi naturelle ou pas serait légitime pour empêcher une femme qui réclame son propre placenta de le récupérer pour pouvoir l’enterrer, le transformer en médecine pour elle et son bébé, ou le consommer ?

Les femmes qui accouchent à domicile (moins de 2% des accouchements en France, 89% des naissances dans le monde…) n’ont pas de placenta à rendre ou détruire, et sont libres de le jeter, manger, transformer… Pourquoi les françaises qui décident d’accoucher en structure ne bénéficient-elles pas des mêmes droits ?

Mellune et la loi…

Nous pensons que la loi française au sujet du placenta est à la fois injuste et injustifiée mais surtout vraiment dommage, tant pour les avancées pharmaceutiques que pour toutes les jeunes accouchées, et sans vous pousser à y désobéir, on ne ferait jamaiiiis ça, nous vous invitons déjà à vous informer par vous-même sur cet organe temporaire sans lequel il n’y aurait pas un mammifère sur Terre.

Ce filtre. Ce garde-manger. Ce gardien. Ce passeur d’émotions, d’hormones, de messages subtils aussi : VOTRE placenta.

Nous pouvons vous informer et vous accompagner sur tous les sujets liés au placenta, sur lesquels de nombreux ouvrages existent déjà, en français mais surtout en anglais, que ce soit des recettes, des rituels, des croyances, des préparations médicinales pour la mère, l’enfant, et même la fratrie… Vous aurez compris que Mellune n’a pas le droit de vous vendre ses services autour du placenta. Par contre nous avons le droit de vous fournir le Kit Arbre de Vie, qui sert à conserver en vue de la transformation en médecine homéopathique ou en amulette, ou en recette, n’importe quelle plante (consommable et non toxique) que vous trouveriez dans la nature. Nous n’avons pas le droit de vous dire que ce kit Arbre de Vie vous permettra, surtout lors d’un accouchement naturel à domicile, parfois un plus difficilement en structure hospitalière -mais beaucoup commencent à s’y ouvrir – d’avoir sous la main au moment de la délivrance tout ce qu’il vous faut pour conserver un bout de votre placenta pour en faire ce que bon vous semble (consommation, rituel, homéopathie…).

Empreinte de placenta à l’encre

Nous travaillons aussi sur le premier Coffret Bébé Lotus de fabrication artisanale et locale, dans le Sud de la France, pour vous offrir un kit complet pour bébé lotus, si vous refusez de couper le cordon à la naissance, et souhaitez attendre que celui-ci tombe de lui-même. Composé d’un sac à placenta, de tissus absorbants, d’herbes, fleurs et sel pour faciliter le séchage naturel du placenta du bébé lotus, ce coffret Naître Lotus sera bientôt disponible sur la boutique.

Le principal est que chacun.e s’informe sur cet organe incroyable, sur lequel des scientifiques du monde entier travaillent car son pouvoir de guérison est immense, et s’il est aujourd’hui prouvé que retarder le clampage du cordon du prématuré d’une minute à peine augmente de 30% ses chances de survie (étude Université d’Auckland 2015), que sera-t-il prouvé demain sur cet organe unique, dont aucun mammifère ne peut se passer pour perpétuer la vie sur Terre ?


Avec Amour, Mellune

Ressources pour cet article : Organisation Mondiale de la Santé – Robin Lim, Placenta, the Forgotten Chakra, 2016 – Cornella Enning, Le placenta, Rituels et usages thérapeutiques, 2010-2018.